Présentation générale
Présentation de la plante Le piège
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Le piège
Le piège est en continuité avec le limbe de la feuille du Népenthès. Le prolongement de la nervure de la feuille forme une vrille en s’allongeant avant de former l’urne. Cette vrille a un rôle d’amortisseur en supportant l’inertie du piège suspendu. Elle est aussi douée d’haptotropisme, c’est à dire qu’elle peut s’enrouler autour d’une branche pour pouvoir supporter le poids du piège.
Ce piège est appelé une
ascidie. C'est une urne, à l’intérieur de laquelle se trouve un
liquide digestif
qui rempli environ un tiers du volume de l’ascidie. L’ensemble est surmonté d’un
opercule, qui évite la dilution de la solution par l’eau de pluie. Chez
certaines espèces du Népenthès, il n’y a pas d’opercule et la dilution est
compensée par une intense activité bactérienne (voir IV : le micro biotope). Les
urnes peuvent atteindre 40 cm de hauteur et 12 cm de diamètre pour les plus
grosses, et il n’est pas rare que des petits mammifères ou oiseaux s’y laissent
piéger. Leur capacité peut être de 3 à 4 litres. Ces urnes sont très variées, de
part leurs tailles, mais aussi leurs couleurs, généralement vives et brillantes
chez les individus matures sexuellement, ce qui attirerait les insectes. Ces
urnes dites supérieures présentent un rétrécissement du tiers supérieur, ce qui
correspond intérieurement à la partie cireuse ( voir II : l’aspect carnivore ).
L’urne ne s’ouvre que lorsqu’elle est totalement développée, et ne se referme
jamais. Le piège est dit passif.