Commensalisme et symbiose
Le micro biotope Une plante myrmécophile
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Une plante myrmécophile
Il existe une petite espèce
de fourmis, du genre Campanotus, qui a développé une
relation de symbiose très
particulière avec Népenthès bicalcarata. En effet, ces petites fourmis vivent
dans des corridors aménagés dans le prolongement des feuilles, et y rentrent par
des orifices qui se trouvent au niveau de la base du piège et de la vrille pour
les ascidies supérieures. Les colonies sont petites, à savoir une trentaine
d'individus. Les Campanotus se nourrissent des cadavres de proies retirés du
liquide de l'urne. En effet, ces fourmis sont capables de rester en contact avec
le liquide digestif, dans le but de récupérer des restes d'insectes et des
débris organiques, comme le montre la photo ci-contre. Elles se nourrissent
également des sécrétions des glandes à nectar au niveau de l'opercule. Celles-ci
sont très souvent visitées par une autre espèce de fourmi noire, plus grosse que
Campanotus, et qui représente une grande source nutritive pour la plante.
En contre partie, Campanotus protège la plante des parasites. Plus rarement, ces Népenthès bicalcarata peuvent vivre en symbiose avec des termites. On rapporte en effet des observations d'urnes vivantes pleines d'humus dans lesquelles s'était installée une colonie de termites.
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Le Népenthès Bicalcarata |
Mais le Népenthès bicalcarata n'a pas uniquement étonné les botanistes par les relations poussées qu'il entretient avec ces insectes. Cette plante a aussi développé deux "incisives" au niveau de la base de l'opercule. Ces incisives pourraient jouer un rôle dans la protection, notamment contre le pillage régulier du Tarsier-spectre, car d'autres espèces du Népenthès ayant la même forme que le Népenthès bicalcarata ne possédant pas de défenses se font régulièrement piller. Ces deux incisives sur lesquelles ruissellent le nectar ont aussi un rôle attractif, et les insectes tomberaient directement dans le piège à partir de cet organe.