Commensalisme et symbiose

Le micro biotope                                        Une plante myrmécophile

               

                Le micro biotope

 

Le Népenthès ne présente pas seulement un aspect carnivore. Il peut aussi vivre en commensalisme avec certaines espèces. On a en effet observé dans les ascidies de nombreux organismes, comme des protozoaires, bactéries, minuscules crustacés, beaucoup de larves d’insectes, comme des diptères (80%), ainsi que des larves d’escargots. Pourtant, le liquide digestif est très acide, on a en effet mesuré un pH d'environ 3 dans une urne mature de Népenthès alata (après stimulation mécanique). Comment ces animaux peuvent ils vivre dans de telles conditions ? On suppose actuellement que ces animaux, tout comme les parasites internes, possèdent des anti-enzymes, qui les mettent à l’abri du suc de la plante. Ces bactéries peuvent être également indispensables à la plante par exemple lorsque celle ci n’a pas d’opercule et que la solution enzymatique est constamment diluée par l’eau de pluie. L’intense activité bactérienne peut alors permettre d’abaisser le pH de l’urne, mais aussi favoriser la décomposition de l'insecte, en hydrolysant les polymères en monomères, puis en acides aminés assimilables par la plante. D'ailleurs, on remarque qu'en absence de ces bactéries, la croissance de la plante est fortement diminuée. Il existe donc une véritable symbiose entre ces bactéries et les Népenthès.

 

            Certains animaux aériens vivent au dessus de la zone digestive. C'est le cas de l'araignée crabe : Misumenops nepenthicola. Cette araignée vit à la limite de la zone cireuse et la zone de digestion, au dessus du niveau de l'eau, et se nourrit des insectes qui tombent du péristome, mais aussi des jeunes nymphes venant des larves qui se sont développées à l'intérieur du piège, et qui quittent le milieu aquatique pour poursuivre la métamorphose. En contrepartie, la plante profite des déchets azotés de l'araignée, mais la relation entre les deux organismes est essentiellement bénéfique à Misumenops nepenthicola, et on considère qu'il s'agit de commensalisme. De plus, en cas d'alerte, l'araignée se laisse couler au fond de l'ascidie où elle reste immobile quelques minutes.

 

 

            Parmi les espèces parasites, on cite aussi certains oiseaux, et même des petits mammifères, comme le Tarsier-Spectre. Cet insectivore passe pour venir ''pêcher'' les déchets organiques des urnes. Ainsi, le Népenthès présente un grand intérêt pour ces animaux, bien que ces relation restent exceptionnelles.

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